mardi 28 octobre 2014

MEDITATION ( à propos de...)


Cet article sera en fait composé de divers textes; des réflexions personnelles, mais aussi le contenu d'une discussion épistolaire par mail avec divers correspondants dont l'anonymat sera bien entendu respecté si'il est souhaité.. Mes notes personnelles seront en caractères italiques rouges.

  •                 Bonjour Bernard,
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  •        je suis tombé par hasard sur ce 'cours' que je trouve très clair et très bien exposé sur ce qu'est la méditation ,                          comment on l'aborde , pourquoi, etc ...
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  •           Oublie la longue barbe blanche, le cadre et l'apparat, et si tu peux écouter jusqu'au bout tu auras une vue d'ensemble          et plein de 'trucs' qui permettent de cheminer dans cette découverte bien agréable et qui amène, quoi qu'on en dise              un certaine compréhension de soi et  du monde  - par le vécu - un peu différente de ce que la science nous en dit.
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  •         Comme tout, c'est bien sur un filtre de lecture parmi d'autre, il a quand même l'avantage certain d'installer un confort           de vie très concret  qui permet de d'appréhender efficacement des grands problèmes auxquels les hommes doivent             faire face ( douleurs, angoisses, doutes, recherche du bonheur, etc ) et de proposer des outils efficaces pour y parvenir.
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  •       Ce monsieur fait la distinction entre différentes pratiques graduelles, ce personnellement que je ne fais pas, puisque je        range tout cela dans la pratique méditative.
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               XXXXXXXXX  m’a envoyé une vidéo – un cours sur la pratique de la méditation   que je trouve très clair et très intéressant ; je me demande dans quelle      mesure cela ne correspond pas à ce que très classiquement la pratique          del’introspection permettait. Il reste que la conscience que j’ai d’une chose me  renseigne d’abord – sinon seulement – sur …la conscience que j’en ai…Peut-on    en rester là ?

J'en ai bien l'intention ;-)

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Bonne journée,

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XXXXXXXX


bonjour,
sans aucun doute, là, nous différons; il me parait difficile de ne pas tenir compte de Freud qui nous dit que notre conscience n'est jamais vierge de présupposés et qu'elle nous livre au bout du compte un ensemble qui n'est pas dénué- c'est le moins qu'on puisse dire- de ce qui y a été mis par divers facteurs: la structure sociale et son idéologie, le langage et ses grilles de perception, ma propre énergie vitale lourde de mes désirs et de mes besoins...Tout ceci nous amène à prendre ce que nous révèle la conscience comme un élément - parmi d'autres- de connaissance, non comme « la » connaissance.


 A plus…
Bernard.




> >

Nous ne divergeons pas tant que ça puisque je suis d'accord sur "conscience comme un élément - parmi d'autres- de connaissance, non comme"la" connaissance." disons qu'elle n'est pas sémantique. Maintenant que que Freud dit ...XXXXXXX

oui, ce que Freud dit? Faut - il ne pas en tenir compte? 
à plus?
Bernard.


Ce que tu me dis de ce que dit Freud me gène : j'observe personnellement que quand l'on est bien 'plongé' dans la méditation, c'est un oeil vraiment neuf qui regarde les choses, que les pensées pleines de conditionnement (y compris les visons oniriques) nous apparaissent étrangères, et que l'on  peut y voir effectivement tout un tas de traces de notre passé, proche ou lointain. J'en conclue que cette conscience n'est pas polluée par nos conditionnements, aussi bizarre que cela puisse paraître à notre conditionnement.


XXXXXXX



Je ne parle pas de pollution, il faudrait savoir ce que c'est qu'une conscience pure; or pour moi tout ceci n'existe que par mon corps dont les diverses possibilités sont le résultat  relatif à un processus évolutif, qui fait que mon oeil n'est pas un oeil de mouche ni un oeil de chaimpanzé, que mon cerveau n'est pas un cerveau de chien, ni un cerveau de bonobos, que mes états mentaux ne sont pas non plus ceux d'une mouche (si elle en a) ni ceux  d'un éléphant, que ma conscience n'est pas non plus celle d'un rhinocéros, ni celle d'un dauphin, qu'elle n'est donc pas vierge de toute préformation, que l'on mette  dans ce terme des données diverses ne la pollue pas mais lui permet d'être ce qu'elle est; même si tu arrivais à avoir un oeil vraiment neuf , il serait bien constitué d'une certaine façon et non d'une autre qui fait de lui l'oeil apparaissant neuf de stéphane, et rien ne t'autorise à dire ou à vouloir qu'il soit identique au mien...
Bernard

Je persiste : "Je" peux diriger mon attention, même s'il est vrai que la plupart du temps ce "Je" est absorbé par la contemplation de "Ce" qui l' occupe, ce englobant tout ce qui force mon attention, y compris mon corps et mes pensées.

Ce "Je" est en dehors de ce vers quoi l'attention est portée ( pensées, sensations ) c'est à dire du corps qui ressent et qui pense.
C'est infiniment plus concevable comme ça plutôt que d'imaginer je ne sais quelles couches de je ne sais quoi dont les unes seraient connues et d'autres plus ou moins dans ce corps qui serait à la fois acteur et public .

Les neurosciences ne peuvent observer que les mouvements du corps et les réactions de ce corps aux stimuli avec observation conjointe des mouvements du contexte. Pour autant, faut il nécessairement nous réduire  à ce que la science peut observer ?

je ressens que mon "Je" qui sort de la vulgarité peut observer de manière détachée les mouvements de mon corps, pensées comprises.

J'en conclue envers et contre les observations scientifiques que ce "Je" n'est pas mon corps et qu'il n'a pas de raison d'être lié à mon moi physique. Rien ne me le dit, et j'ai même tendance à penser qu'il est de nature très différente, puisqu'en particulier il est calme et intelligent alors  que je suis stressé et pas très malin.

XXXXXXX

>
> Bonsoir,
> en réponse à ton texte, le  dans lequel j'ai souligné les deux termes "je" et "mon"...
> Une double question? Ces différents "je" sont-ils identiques? et  auquel "je" le "mon" renvoie-t-il?
> à demain,

> Bernard >

J'ai surtout différencié un je  vulgaire et absorbé par la contemplation des mouvements, d'un "Je" un peu moins ordinaire qui porte son attention.

Je reconnais que dire mon corps ou mes pensées est un peu prétention, mais c'est le langage qui nous amène a dire ça. 
Disons que certaines fois, je petit je est un peu le mon du  "Je"

Mais ce n'est pas vraiment le problème, ca ne change rien au propos il me semble, je dis que ce "Je" est à part de ces corps choses et pensées qu'il ne peut que connaître que plus ou moins. 

Aussi et c'est peut être l'explication de la tournure du langage,  ce "Je" est capable aussi de plonger si profond dans ce qu'il appréhende qu'il en arrive à se s'y identifier ou croit se l'approprier. 

 Je ne sais pas si ce "Je" est de même nature que celui d'un chien ou d'un chat, mais je n'affirmerai  pas de manière si péremptoire qu'il ne l'est pas.

A demain,

XXXXXXXX> >

re bonsoir,
j'avoue ne pas trop comprendre ce que tu me réponds... Que rapport entre ces deux "je"...? Et d'où viennent-ils?
bonne nuir quand même et à demain,
Bernard

Il y le même genre de différence entre les deux je qu'entre un animal et un homme, ou plutôt entre ce que l'on croit être un animal et ce qu'on voudrait être entre tant qu'homme

A demain,
XXXXXXXX


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